Des horloges à ions lutécium atteignent une incertitude record de 1,2 × 10⁻¹⁹
Le Centre for Quantum Technologies de Singapour a comparé deux horloges à ions lutécium pendant 200 heures, avec un accord de 5,7 × 10⁻¹⁹.
Une équipe du Centre for Quantum Technologies de la National University of Singapore a rapporté deux horloges à ions lutécium dont les incertitudes fractionnaires évaluées atteignent 1,2 × 10⁻¹⁹ et 1,3 × 10⁻¹⁹. Il s'agit des valeurs les plus basses jamais rapportées pour une horloge atomique, selon TechRadar.
Les deux instruments ont été comparés sur 200 heures par spectroscopie de corrélation. Leurs mesures concordent à 5,7 × 10⁻¹⁹ près.
Une incertitude de 1,2 × 10⁻¹⁹ correspond à une seconde d'erreur en environ 264 milliards d'années.
L'équipe prévoit de miniaturiser l'horloge, actuellement à l'échelle du laboratoire, en un système transportable.
Un contexte concurrentiel
En février 2026, l'Académie chinoise des sciences à Wuhan avait rapporté une horloge à ions calcium à 4,4 × 10⁻¹⁹. En juillet 2025, le NIST avait dévoilé une horloge à ions aluminium à 5,5 × 10⁻¹⁹. La définition de la seconde repose sur le césium depuis 1967, et la Conférence générale des poids et mesures se réunit à Versailles du 13 au 15 octobre 2026. Le groupe travaille sur le lutécium depuis plus de dix ans.
En bref
Quelle est la précision de ces horloges à ions lutécium ?
Les deux horloges affichent des incertitudes fractionnaires évaluées de 1,2 × 10⁻¹⁹ et 1,3 × 10⁻¹⁹, les plus basses rapportées pour une horloge atomique.
Combien de temps les deux horloges ont-elles été comparées ?
Elles ont été comparées sur 200 heures par spectroscopie de corrélation, avec un accord à 5,7 × 10⁻¹⁹ près.
Que signifie une incertitude de 1,2 × 10⁻¹⁹ ?
Cela correspond à une seconde d'erreur en environ 264 milliards d'années.