QNAP signale des attaques réelles via des failles Plex Media Server sur ses NAS
L'avis publié le 6 novembre 2026 demande de passer à Plex Media Server 1.43.3.10861 ou une version ultérieure pour corriger les failles exploitées.
QNAP a publié le 6 novembre 2026 un avis de sécurité d'urgence concernant des attaques exploitant des vulnérabilités de Plex Media Server sur ses appareils NAS, selon dailysecu.com. Le constructeur indique que ces attaques, liées à la campagne baptisée Plex2Shell, ont été observées dans des environnements NAS réels.
Les vulnérabilités concernées sont CVE-2026-96652, CVE-2026-96654, CVE-2026-96655 et CVE-2026-96656. Elles peuvent être enchaînées pour contourner l'authentification et parvenir à une exécution de code à distance.
Les versions de Plex Media Server touchées sont la 1.43.2 et les précédentes. QNAP recommande de mettre à jour vers la version 1.43.3.10861 ou une version ultérieure. La faille se situe dans Plex Media Server installé sur le NAS, et non dans le système d'exploitation propre aux NAS de QNAP.
Vérifications après une compromission
Selon QNAP, les attaquants peuvent installer des programmes de minage de cryptomonnaies ou utiliser les appareils infectés comme serveurs proxy pour relayer d'autres trafics internet. Sur un NAS déjà compromis, une simple mise à jour logicielle peut ne pas suffire à supprimer les programmes malveillants ou les mécanismes de persistance mis en place par les attaquants.
Les administrateurs sont invités à contrôler les paramètres d'accès externe, les processus anormaux, les tâches planifiées et les connexions réseau suspectes.
En bref
Quelles versions de Plex Media Server sont concernées ?
La version 1.43.2 et les précédentes ; la mise à jour recommandée est la 1.43.3.10861 ou une version ultérieure.
La faille se trouve-t-elle dans le système d'exploitation du NAS QNAP ?
Non, elle se situe dans Plex Media Server installé sur le NAS, selon QNAP.
Une mise à jour suffit-elle si le NAS est déjà infecté ?
QNAP prévient qu'elle peut ne pas supprimer les programmes malveillants ou les mécanismes de persistance installés par les attaquants.