Corée du Sud : des lignes directrices pour évaluer les robots humanoïdes
L'institut public et ses partenaires vont tester des robots et consulter les industriels avant de fixer les critères de sécurité et de performance.
L'Institut coréen de promotion de l'industrie robotique (KIRIA) et ses partenaires ont entamé la préparation de lignes directrices et de critères de vérification destinés à évaluer la sécurité et les performances des robots humanoïdes, selon etnews.com. L'annonce a été faite le 18 octobre 2026.
Le projet est encore au stade du document de travail : le texte préliminaire est en cours d'examen avec les ministères concernés. Les critères détaillés seront précisés à partir d'essais réels sur les robots et des retours d'expérience des sites industriels.
Ce cadre s'inscrit dans un programme public de déploiement. L'État prévoit d'acheter et de distribuer environ 1700 humanoïdes l'an prochain, puis de porter le parc cumulé à environ 5000 unités d'ici 2030.
Une partie de ces achats concernera la production nationale : 250 humanoïdes fabriqués en Corée du Sud seront acquis l'an prochain pour être fournis à des universités et à des instituts de recherche publics, avec un objectif de 1080 unités cumulées d'ici 2030.
Un centre d'essais et des normes internationales encore en chantier
Le gouvernement et la ville de Daegu ont lancé cette année un projet de construction d'un centre de certification de sécurité pour les robots humanoïdes, dont l'achèvement est visé pour 2030. Sur le plan international, l'ISO étend actuellement ses critères d'évaluation aux humanoïdes à partir de normes existantes comme l'ISO 10218, et les industriels estiment qu'une norme de sécurité dédiée pourrait se concrétiser au plus tôt autour de 2029.
En bref
Qui prépare les lignes directrices sur les robots humanoïdes en Corée du Sud ?
L'Institut coréen de promotion de l'industrie robotique et ses partenaires, en lien avec les ministères concernés.
Combien d'humanoïdes l'État sud-coréen prévoit-il de déployer ?
Environ 1700 l'an prochain, pour un parc cumulé d'environ 5000 unités d'ici 2030.