Le Japan Actors Union publie des règles de consentement pour les voix générées par IA
Le syndicat japonais des acteurs, qui compte environ 2 600 doubleurs et comédiens, encadre l'usage de l'IA vocale par des principes de consentement et de rémunération.
Le Japan Actors Union, qui regroupe environ 2 600 doubleurs et comédiens, a publié des « Lignes Directrices pour l'Utilisation de l'IA de Génération Vocale ». Le document pose trois principes : consentement préalable, gestion des données vocales et versement d'une compensation appropriée.
Consentement limité et préavis obligatoire
Le texte précise qu'un consentement général couvrant tous les usages futurs dans un seul contrat n'est pas accepté. Le consentement est en principe limité à une durée maximale d'un an. Pour développer ou entraîner un nouveau modèle d'IA, les utilisateurs doivent notifier au moins 7 jours à l'avance, et 48 heures à l'avance pour générer une voix avec un modèle existant. La reproduction de la voix d'une personne en saisissant son nom, son rôle ou ses caractéristiques vocales dans une requête est couverte, même sans entraînement direct sur les enregistrements du doubleur.
Rémunération distincte et gestion des données
La compensation pour l'usage d'une voix générée par IA est fixée séparément des cachets d'apparence existants, incluant des frais d'entraînement et de développement et des redevances d'utilisation de voix synthétisées. La conversion d'une voix enregistrée en japonais vers d'autres langues par IA pour une distribution à l'étranger exige une autorisation distincte et un paiement supplémentaire. Les opérateurs doivent gérer les données vocales, les requêtes et les modèles d'IA avec des mesures telles que le chiffrement et la conservation des enregistrements d'usage, et doivent supprimer les données et cesser de fournir le modèle si le doubleur retire son consentement et que l'opérateur l'accepte. Reproduire par IA la voix d'un doubleur décédé est en principe interdit, sauf autorisation stricte de la famille ou du gestionnaire des droits. Dans l'animation et le doublage de films étrangers, les performances de vrais doubleurs doivent être prioritaires sur l'IA. Le syndicat prévoit de pousser à une législation future.
Selon le média japonais ITmedia, qui a rapporté ces lignes directrices le 16 octobre 2026, des performances passées et des données vocales publiées en ligne ont déjà été collectées sans autorisation pour entraîner des IA, et des répliques ou chansons jamais prononcées par les doubleurs ont été générées dans leur voix. Le Japon ne dispose pas de loi explicite protégeant globalement la voix d'une personne.
En bref
Qui a publié ces lignes directrices ?
Le Japan Actors Union, une organisation qui regroupe environ 2 600 doubleurs et comédiens au Japon.
Quels sont les principes posés par le document ?
Trois principes : consentement préalable, gestion des données vocales et versement d'une compensation appropriée.
Que prévoit le texte pour les doubleurs décédés ?
La reproduction par IA de la voix d'un doubleur décédé est en principe interdite, sauf autorisation stricte de la famille ou du gestionnaire des droits.