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Corée du Sud : le régulateur anticipe des preuves détruites lors de fuites de données

Lors d'un audit parlementaire, la Personal Information Protection Commission a reconnu que la loi ne prévoit pas de sanctions avant l'ouverture d'une enquête.

La Personal Information Protection Commission a déclaré, lors d'un audit de la commission des affaires politiques de l'Assemblée nationale le 21 octobre, qu'elle s'attend à voir se multiplier les cas où des entreprises sont soupçonnées de dissimuler ou de détruire des preuves liées à des incidents de fuite de données personnelles. L'information a été rapportée par digitaltoday.co.kr.

La présidente de la commission, Song Kyung-hee, a indiqué lors de cet audit que les dossiers comportant des preuves précises justifiant un signalement pénal n'étaient pas nombreux, tout en estimant que les cas suspects étaient probablement plus fréquents.

Le régulateur a par ailleurs reconnu que le droit en vigueur manque de sanctions suffisantes contre la destruction de preuves commise avant le début d'une enquête.

Des précédents en 2026

En juillet 2026, la commission avait décidé de porter plainte contre KT après avoir établi que l'opérateur n'avait pas signalé une infection par un logiciel malveillant survenue en 2024 et avait supprimé des journaux de certains serveurs ou transmis des données erronées.

Dans le dossier LG Uplus, le régulateur avait confirmé des circonstances de destruction de preuves, comme la réinstallation du système d'exploitation de serveurs ou la mise au rebut de serveurs avant le début de l'enquête, et avait transmis l'affaire aux autorités d'enquête. La commission avait alors annoncé son intention de mener des améliorations institutionnelles dans l'année pour combler cette lacune.

En bref

Que reproche la commission à KT ?

En juillet 2026, le régulateur a décidé de porter plainte contre KT après avoir établi qu'elle n'avait pas signalé une infection par un logiciel malveillant en 2024 et avait supprimé des journaux de serveurs ou transmis des données erronées.

Quel est le problème juridique soulevé ?

Le régulateur reconnaît que la loi actuelle ne prévoit pas de sanctions suffisantes contre la destruction de preuves avant le début d'une enquête.

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