Sega n'utilise pas l'IA générative pour la création de ses jeux
Tsuyoshi Saito, cadre dirigeant de Sega, indique que le studio réserve l'IA générative aux services éditoriaux et corporate, pas à la création.
Sega n'entend pas confier la création de ses jeux à l'IA générative. C'est ce qu'a déclaré Tsuyoshi Saito, senior executive officer de l'entreprise, dans un entretien accordé à Nikkei et relayé par Kotaku. Selon lui, le groupe se montre « très prudent » quant à l'usage de cette technologie dans le processus de développement.
Sega utilise toutefois l'IA générative pour améliorer l'efficacité de ses services de publication et de ses fonctions corporate, ainsi que pour générer des idées commerciales. La création reste, elle, hors de son périmètre.
L'entretien aborde également la question des studios indépendants. Saito indique que Sega réfléchit depuis un certain temps aux moyens de s'engager auprès des développeurs indés, et qu'il voit un potentiel dans une situation gagnant-gagnant : les jeux indés prospèrent grâce au réseau de distribution et à l'expertise marketing de Sega. L'entreprise précise toutefois qu'elle n'a pas de projet immédiat de vendre des jeux indés sous sa propre marque.
Le précédent Crazy Taxi: World Tour
La position de Sega intervient après une polémique. Plus tôt cette année, Crazy Taxi: World Tour avait révélé avoir eu recours à l'IA générative dans la création du jeu, semant la confusion sur la manière dont elle avait été employée. La déclaration de l'entreprise sur Steam mentionnait l'usage d'outils d'IA pour assister les développeurs, sans préciser si l'IA générative avait produit des éléments visibles dans le jeu. Game Informer avait rapporté que l'IA générative avait servi pour des « assets d'arrière-plan ». Kotaku avait ensuite indiqué qu'aucun asset du jeu n'avait été créé par IA, les outils n'ayant servi que de référence.
Sega a créé en 2025 un « Generative AI Committee » chargé de superviser son usage de l'IA. Lors d'une conférence en juillet de l'année dernière, l'entreprise expliquait que « l'IA générative est déjà profondément intégrée aux opérations quotidiennes », citant les chatbots ainsi que la génération d'images et de vidéos, tout en soulignant des inquiétudes liées à la consommation énergétique de ces technologies.
En bref
Sega utilise-t-elle l'IA générative pour créer ses jeux ?
Non. Tsuyoshi Saito, senior executive officer de Sega, a déclaré à Nikkei que l'entreprise n'entend pas confier les aspects créatifs de ses jeux à l'IA.
À quoi sert alors l'IA générative chez Sega ?
Selon Saito, elle est utilisée pour améliorer l'efficacité des services de publication et des fonctions corporate, et pour générer des idées commerciales.
Sega va-t-elle publier des jeux indépendants sous sa marque ?
L'entreprise indique n'avoir aucun projet immédiat en ce sens, tout en voyant un potentiel dans un partenariat fondé sur son réseau de distribution et son expertise marketing.