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Paiements par agents IA : un cadre de responsabilité en discussion

Des banques, sociétés de paiement et entreprises technologiques américaines discutent de normes de responsabilité pour les transactions réalisées par des agents IA.

Des banques, sociétés de paiement et entreprises technologiques américaines discutent de nouvelles normes destinées à attribuer la responsabilité des transactions financières exécutées par des agents IA. Deux propositions ont été présentées : un cadre dit « waterfall » de la banque américaine Lead Bank, et un projet de standard baptisé Agentic Financial Services Protocol (AFSP) porté par la jeune pousse fintech Primitive.

Le cadre de Lead Bank répartit la responsabilité selon la cause de l'incident. Le consommateur n'est pas tenu responsable lorsque l'IA dépasse l'autorité qui lui a été déléguée ; la banque l'est lorsqu'elle échoue à encadrer cette autorité ; le développeur l'est en cas de défaut du modèle d'IA ou de garde-fous insuffisants ; le vendeur l'est lorsqu'il incite intentionnellement l'IA à outrepasser son autorité.

De son côté, l'AFSP de Primitive vise à vérifier l'identité de l'IA et l'autorisation de l'utilisateur, et à tracer les transactions à des fins d'audit et de régulation.

Jackie Reses, directrice générale de Lead Bank, a déclaré que réformer les réglementations bancaires et de paiement liées à ces usages constituait une tâche plus lourde que le contrôle technique de la responsabilité.

Un cadre déjà discuté en amont

Le 29 septembre, Christopher Waller, gouverneur du conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale, avait déclaré lors d'un événement Sibos que le manque de confiance constituait le principal obstacle au développement du commerce agentique, et que les règles existantes de protection des consommateurs et des réseaux de paiement devaient être complétées. Le cabinet de conseil Bain estime par ailleurs que les dépenses annuelles américaines liées au commerce par agents IA atteindront 500 milliards de dollars d'ici 2030.

En bref

Qu'est-ce que le cadre « waterfall » proposé par Lead Bank ?

Un cadre qui attribue la responsabilité selon la cause de l'incident : consommateur, banque, développeur ou vendeur, en fonction de l'origine du dépassement d'autorité.

Que prévoit l'AFSP proposé par Primitive ?

Un projet de standard destiné à vérifier l'identité de l'IA et l'autorisation de l'utilisateur, et à tracer les transactions pour l'audit et la régulation.

Qui est concerné par ces discussions ?

Des banques, sociétés de paiement et entreprises technologiques américaines.

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